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40e-49e sessions

Dans le cadre du projet commémoratif du 60e anniversaire du Séminaire de droit international, d’anciens participants de toutes les décennies ont été invités à revenir sur leur expérience et à expliquer en quoi le Séminaire a influencé leur parcours professionnel et personnel. Les témoignages ci-dessous, recueillis auprès de participants de la 40e session (2004) à la 49e session (2013), offrent un regard unique sur l’impact durable du Séminaire et sur le rôle qu'il a joué dans leur carrière en droit international.

 

Silvina Aguirre, 46e session (2010), Argentine

 

« J’ai participé au séminaire de droit international en 2010. Je dois dire que je recommande vivement cette formation, non seulement pour l’expérience que représente le fait d’observer de près le travail de la Commission du droit international, mais aussi pour les collègues que l’on y rencontre. Dans mon cas, je considère que ce séminaire m’a aidée à progresser dans ma carrière de spécialiste en droit international. En 2012, j’ai été affectée à l’ambassade d’Argentine aux États-Unis en tant que conseillère juridique, puis, en 2026, j’ai obtenu mon master en droit international (LL.M.) au Washington College of Law de l’American University, avant de travailler comme conseillère juridique au sein du bureau du conseiller juridique du ministère des Affaires étrangères d’Argentine. Toute cette expérience a contribué à ma nomination, en 2022, en tant que première femme consul général d’Argentine à Sydney. Aujourd’hui, de retour à Buenos Aires, je travaille sur ma thèse de doctorat en droit (SJD) consacrée aux immunités de l’État. Comme vous pouvez le constater, ce séminaire continue d’avoir, aujourd’hui encore, des répercussions durables et importantes sur ma vie professionnelle et universitaire ».

 

Rodrigo Polanco Lazo, 46e session (2010), Chili

 

« Je ne garde que de bons souvenirs du séminaire de droit international. Parmi les moments forts, il y a sans aucun doute la rencontre avec les membres de la Commission du droit international et les sessions qui nous leur ont été consacrées, ainsi que celles avec des universitaires de renom. Je me souviens tout particulièrement des sessions avec le professeur Giorgio Gaja, Georg Nolte et Marcelo Kohen. Mais surtout, ce séminaire a été une expérience formidable qui m’a permis de rencontrer des personnes avec lesquelles j’ai continué à entretenir des liens au fil des années, tant sur le plan professionnel que personnel. Nous ne nous voyons pas très souvent, mais avec beaucoup d’entre eux, nous restons en contact en ligne, conscients du lien étroit qui nous unit depuis cette expérience. Le personnel, et en particulier M. Vittorio Mainetti, a joué un rôle essentiel dans la création de cet excellent environnement tant professionnel que personnel.

J’ai eu l’honneur de m’adresser à la Commission au nom des participants au séminaire lors de la cérémonie de clôture, où j’ai rappelé que le mot « séminaire » dérive du latin seminarium, signifiant « parcelle de semis » ou « pépinière », qui est ensuite devenu un lieu où l’on cultive les graines de la foi et du savoir chez les étudiants, notamment pour la formation du clergé, puis un terme académique désignant une étude de groupe spécialisée et axée sur la recherche. Le SDJ englobe tous ces éléments : c’est en quelque sorte une pépinière qui cultive la foi et les connaissances des participants en droit international en général, ainsi que sur des thèmes spécifiques ».

 

Rampyari Sunuwar, 46e session (2010), Népal

 

« J’ai participé au séminaire sur le droit international en 2010 depuis le Népal. C’était le premier séminaire international auquel j’assistais en tant que fonctionnaire.

Le fait de découvrir le processus d’élaboration du droit international et de participer aux groupes de travail organisés dans le cadre du séminaire s’est avéré très enrichissant pour comprendre les normes pratiques et l’importance de ce processus, ainsi que son application.

Les enseignements tirés de ce séminaire m’ont beaucoup aidé dans ma carrière lors de mon affectation à la Division du droit international et des traités au sein du ministère. Mon changement de perspective vis-à-vis du droit international et de sa mise en œuvre au niveau national m’a incité à insister sur l’importance des mécanismes nationaux pour la mise en œuvre des obligations internationales découlant du droit international. J’ai trouvé que ce séminaire était véritablement utile aux jeunes juristes pour l’enrichissement de leur profession ».

 

Zeeshan Adhi, 47e session (2011), Pakistan

 

« J’ai participé au séminaire de droit international organisé aux Nations Unies à Genève en 2011. J’ai eu la chance de bénéficier d’une bourse couvrant l’intégralité des frais. Ce programme m’a permis d’acquérir une perspective unique sur le droit international et sur le rôle de la Commission du droit international. Le corps enseignant était tout simplement exceptionnel et mes camarades qui suivaient ce programme étaient de futurs experts en droit international. C’est grâce à cette participation que je me suis fait un nom dans le domaine du droit international au Pakistan et que je continue d’enseigner le droit international public en tant que professeur au SM Government Law College. Ma participation au SDI m’a également apporté la formation qui m’a permis d’être nommé doyen de la faculté de droit de l’université de Karachi en 2025. Enfin, bien que je sois reconnaissant envers l’ensemble du corps enseignant et du personnel de la Commission du droit international, je tiens tout particulièrement à remercier le professeur Shinya Murase, qui a joué un rôle déterminant dans mon développement professionnel et qui continue d’être mon mentor. Merci à tous de m’avoir permis de participer à un programme aussi exceptionnel ».

 

Yuriko Kuga, 48e session (2012), Japon

 

« Mon expérience au Séminaire de droit international compte parmi les souvenirs les plus agréables de mon passage au Bureau des affaires juridiques internationales du ministère des Affaires étrangères. J’ai de nouveau travaillé au sein de ce bureau de l’été 2021 à l’été 2023 en tant que directeur de l’une de ses divisions. C'était pendant la pandémie de COVID, mais j'ai négocié un accord avec les États-Unis et j'ai obtenu son approbation par la Diète (le Parlement) du Japon. Au cours des négociations, j'ai dû trouver de nouvelles idées et les transposer dans le libellé même de l'accord. La créativité et la capacité à trouver de nouvelles idées grâce aux discussions sont des compétences que j'avais acquises au SDI ; cette expérience a donc eu un impact sur ma carrière dans le domaine juridique.

Je suis resté en contact avec un diplomate philippin via Facebook. Je ne l’avais pas revu en personne depuis le SDI, mais à l’été 2025, je l’ai croisé lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères liée à l’ASEAN en Malaisie ! Mes collègues ont été surpris que je puisse le reconnaître après plus de dix ans, mais je l’ai reconnu tout de suite et j’étais vraiment heureux que nos chemins se croisent à nouveau ».

 

Marcos Nelio Molar, 48e session (2012), Argentine

 

« J’ai eu le plaisir de participer à la quarante-huitième session du Séminaire de droit international, qui s’est tenue au Palais des Nations à Genève du 2 au 20 juillet 2012, alors que j’étais jeune maître de conférences spécialisé en droit international.

J’étais vraiment ravi de participer à ce séminaire de droit international, car cela m’offrait une occasion unique et extrêmement précieuse d’approfondir ma compréhension des travaux de la Commission du droit international et, par conséquent, de la codification et du développement progressif du droit international. J’ai beaucoup apprécié de prendre part aux débats du séminaire et d’échanger des points de vue avec les membres de la CDI, ainsi qu’avec d’autres responsables des Nations Unies et des juristes représentant divers systèmes juridiques et cultures. Par conséquent, ma participation à un séminaire aussi prestigieux a non seulement été bénéfique pour moi et ma carrière, mais a également eu un impact positif et a apporté une contribution à la communauté universitaire locale spécialisée en droit international dans mon pays.

Au cours des vingt dernières années, j’ai enseigné le droit international public et travaillé en tant que conseiller juridique en droit international pour l’Administration nationale de la sécurité sociale d’Argentine. Le SDI m’a permis d’acquérir une expérience significative en droit international, que j’ai mise à profit dans le cadre de mes fonctions pour la négociation de traités internationaux en matière de sécurité sociale.

Par ailleurs, ma participation à des groupes de travail et la rédaction de brefs rapports sur l’un des thèmes inscrits à l’ordre du jour de la commission — la protection des personnes en cas de catastrophe - m’ont incité à rejoindre un groupe de recherche universitaire consacré à ce sujet à l’Université de Buenos Aires (2012-2014). Les résultats de ces recherches ont été publiés dans l’ouvrage intitulé « Réponses du droit international aux catastrophes et autres conséquences des phénomènes naturels ». De 2016 à 2024, j’ai dispensé le cours « Droit international relatif aux catastrophes » dans le cadre du cursus de licence en droit de l’université de Buenos Aires, et depuis lors, j’enseigne cette nouvelle discipline au sein du programme de master en relations internationales de l’université Austral en Argentine. Rien de tout cela n’aurait été possible sans ma participation au SDI.

Je me souviens des longues conversations avec les membres de la CDI et d’autres participants au SDI, au cours desquelles nous avons abordé divers sujets de droit international lors de dîners et de déjeuners mémorables, où nous avons pu déguster des cuisines ethniques variées. Ces rencontres ont tissé des liens d’amitié et de camaraderie qui perdurent encore aujourd’hui ; en particulier avec mon cher ami, le Dr Eduardo Valencia Ospina, alors Rapporteur spécial sur le thème de la « Protection des personnes en cas de catastrophe ».

Je suis reconnaissant d’avoir pu participer à une expérience aussi enrichissante, qui a sans aucun doute marqué un tournant dans mon parcours universitaire et ma carrière.

J’espère que le travail pédagogique de la Commission se poursuivra encore de nombreuses années et qu’il pourra s’étendre à de nombreux professionnels des relations internationales, en particulier en cette période où le droit international doit être renforcé et promu en tant qu’outil essentiel à la coexistence pacifique ».

 

Lucia Solano, 48e session (2012), Colombie

 

« Le Séminaire a été un moment très important de ma vie et je pense que c’est après le SDI que je suis véritablement devenu un juriste international.

Je me souviens encore de tout ce que j’ai appris, et je reste en contact avec certains des collègues avec lesquels j’ai suivi cette formation. Chose incroyable, dans le cadre de mon travail actuel, je m’occupe de deux thèmes que nous avions abordés au sein des groupes de travail que nous avions organisés lors de la session 2012 du SDI (celui sur la protection des personnes en cas de catastrophe, dirigé par M. Valencia Ospina, et celui sur les crimes contre l’humanité, dirigé par le professeur Murphy). Au sein de l’Assemblée générale, nous négocions actuellement des traités dans ces deux domaines et la Colombie - que j’ai l’honneur de représenter dans ces processus - participe activement à ces négociations, en grande partie grâce au rôle que j’ai eu la chance de jouer depuis ma participation au SDI en 2012 ».

 

Olga Voronovich, 49e session (2013), Bélarus

 

« Je voudrais saisir cette occasion pour souligner à quel point ce séminaire a profondément influencé ma carrière et façonné mes valeurs morales. Les connaissances acquises et les relations nouées ont joué un rôle essentiel dans mon parcours professionnel et dans mon engagement en faveur des principes du droit international ».

 

Si vous êtes un ancien participant au Séminaire, que vous souhaitez partager votre témoignage sur l'impact que celui-ci a eu sur votre carrière et votre parcours de vie, et que vous aimeriez que celui-ci soit publié sur cette page, veuillez nous contacter à l'adresse ils@un.org.